Qui sommes-nous ?

"Les Enfants Adoptés De Roumanie" (L.E.A.D.R.) était une réunion de personnes bénévoles : nés en Roumanie et adoptés par des couples francophones, et des personnes sensibles aux questions de l'adoption internationale en Roumanie. De 2014 à 2015 LEADR a créé des espaces et des outils adressés aux adoptés d'origine roumaine pour faire entendre leur parole et pour contribuer à leurs recherches. Aujourd'hui le collectif a évolué en Association Française Orphelins de Roumanie (A.F.O.R.), association loi 1901, créé en septembre 2015 : www.orphelinsderoumanie.org

mercredi 23 avril 2014

Démarche possible : se rendre en Roumanie (2/3)

Né en Roumanie : comment retrouver ses parents biologiques ?
                                                                                                                                            





4. Se rendre sur le lieu d’adoption 



Si tu peux  te rendre en Roumanie, va voir directement la Maison de La Protection de l’Enfance de la ville où se trouvait ton orphelinat (Les mineurs doivent être accompagnés de leurs parents adoptifs). C'est cette administration qui généralement détient  les archives des naissances et adoptions de la circonscription. Parfois leurs registres sont incomplets donc rien ne garanti que tu y figure. 


Il est préférable d’y aller avec une personne pouvant traduire.  Tu peux trouver facilement des personnes parlant français,  il te suffit d’arriver 2 jours  plus tôt dans la ville et tu feras probablement des rencontres qui seront ravies de t’accompagner. Ce sont plutôt les personnes de plus 40 ans qui ont appris le français . S’il y a un lycée tu peux aussi demander à rencontrer la prof de français.



Les gens sont très touchés quand un enfant adopté revient, c'est un peu comme si c'était leur enfant qui revenait. Les roumains sont vraiment chaleureux et serviables et ils t'aideront dans la limite de leurs possibilités.
Ceci étant il arrive que les cahiers d’archives se soient perdus, dans ce cas l'administration n'a aucune possibilité de retrouver la personne.




5. Se rendre dans la ville ou village de naissance


Il reste l'éventualité que ta mère se trouve toujours dans la même région et, dans ce cas, que des personnes la connaissent. 

Si tu connais l'adresse où elle habitait au moment de ta naissance, n'hésite pas à  interroger les voisins. Pour ne mettre personne dans l’embarras, tu peux leur expliquer par exemple que tu recherches une tante...


Si tu ne connais pas son ancienne adresse, sache que dans 99% des cas elle habitait dans la ville où tu es né où dans un  petit  village proche.  


80% des enfants confiés aux orphelinats étaient d'origines Rom car à cette époque de misère ils étaient parmi les plus en détresse.

Donc si un jour tu vas dans ta ville de naissance, en te rendant dans un quartier ou village de roms (car souvent ils ne sont pas mélangés avec les non-roms) il te suffira de demander s'ils connaissent telle personne.

Ne pas hésiter à aller à la rencontre des gens


Si tu te montres enthousiaste et confiant plutôt qu'inquiet et méfiant, cela rassurera tes interlocuteurs sur tes intentions.  Il faut toujours rassurer les gens quand au fait que tu ne viens pas pour régler des comptes ou demander de l'argent.

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Je suis moi-même allée dans un village de Roms où les roumains (non-roms) ne s'arrêtent jamais et bien, ils ne m'ont pas mangé!! ils semblaient même surpris et contents que quelqu'un s'intéresse à eux. Personne ne m'a demandé de l'argent, ni même seulement une cigarette !!! Un couple m'a invité à prendre le café chez eux. Si tu viens en ami, on te considère comme un ami. Les gens, ici ou ailleurs, se comportent avec toi comme tu te comportes avec eux.


J'étais allé dans ce village justement pour demander s'ils connaissaient la mère du garçon adopté en Roumanie que je parraine car son adoption c'est mal passée. Personne ne la connaissait mais de retour en France  j'ai ensuite retrouvé leur trace en Espagne. Leurs 2 noms était dans internet sur  une liste de gens qui  avaient eu une amende en Espagne pour avoir stationné (ou campé ?) dans un endroit interdit ! Je me suis ensuite rendue dans le quartier Tzigane de cette ville d'Espagne. Là je n'ai réussi qu'à retrouver une jeune nièce de ce couple. Elle n'avait pas leurs coordonnées mais elle m'a donné celles d'une de leur filles restée en Roumanie (une soeur de l'adopté de 2 ans sa cadette). Cette dernière ignorait qu'elle avait eu un frère donné à l'adoption. La famille compte 10 frères et soeurs et quand je lui ai appris qu'il y en avait un de plus  elle a accueilli cette nouvelle avec une extraordinaire ouverture d'esprit et avec joie : "Dis-lui qu'il est désormais dans mon cœur et qu'il me tarde de le voir et de le prendre dans mes bras! "


Inconographie : carte réalisée à partir de google map

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