"Les Enfants Adoptés De Roumanie" (L.E.A.D.R.) était une réunion de personnes bénévoles : nés en Roumanie et adoptés par des couples francophones, et des personnes sensibles aux questions de l'adoption internationale en Roumanie. De 2014 à 2015 LEADR a créé des espaces et des outils adressés aux adoptés d'origine roumaine pour faire entendre leur parole et pour contribuer à leurs recherches. Aujourd'hui le collectif a évolué en Association Française Orphelins de Roumanie (A.F.O.R.), association loi 1901, créé en septembre 2015 : www.orphelinsderoumanie.org
La soirée commence avec quelques mots émus de la part de la réalisatrice Ursula Wernly Fergui : elle voit pour la première fois sur grand écran ce projet qui a mis 5 ans pour aboutir. Elle se souvient de cette époque où parmi ses amis, certains allaient en Roumanie pour aider les orphelins. Elle découvre le travail photographique d’Elisabeth Blanchet sur ces orphelins sociaux des « maisons d’enfants » à l’époque de la dictature, et qui y est retournée 20 ans plus tard. Loin des images choc de Raymond Depardon prises à la demande de Children Action, ONG de Genève, Elisabeth Blanchet semble quant à elle, à travers ses clichés, rendre véritablement leur dignité à ces petites personnes qui, regard camera, toisent indirectement le spectateur. Elles veulent faire un film, mais ne parviennent pas à mettre en place ce projet.
C'est avec la rencontre de Marion, née en Roumanie et adoptée à 6 ans par un couple français, également touchée par le travail de la photographe que le projet verra enfin le jour. Les premières images du documentaire débutent sur le visage rose de son petit garçon, Pierre. On sait l’orpheline, on voit la jeune mère et sa question : comment peut-on abandonner un enfant ?
Image extraite de L'Enfant du Diable
De là, on découvre le long cheminement de Marion pour découvrir son passé et les épreuves qu’elle rencontre lors du tournage. On comprend aussi que la réalité est bien plus complexe qu’elle ne l’avait imaginée.
Bande-annonce
Très beau documentaire, qui dévoile avec pudeur et dignité l’histoire d’un pays sous dictature communiste, où les enfants étaient au cœur d’une politique nataliste, mais aussi au centre d’intérêts privés malhonnêtes.
Dans la salle, beaucoup d’émotion au cours de la projection. Les lumières reviennent et les questions sont timides, mais finalement la conclusion se fait autour de Marion : vous avez retrouvez votre mère et votre père, donc finalement tout est pour le mieux ? Oui, mais que faire aujourd’hui avec ça ? Marion, à qui on a volé 6 ans de sa vie et bien plus (elle ne retrouve sa mère qu’à 23 ans et son père à 38) se pose la question : Peut-on rattraper ces années ? Pour elle la réponse est non, maintenant il faut construire, malgré la distance, malgré la barrière de la langue, des relations nouvelles qui ne pourront jamais remplacer les liens d’attachement et d’amour qu’elle a construit avec ses parents « adoptifs ».
M. Herlea, de la Maison de la Roumanie, dans son intervention tient à apporter une précision : au cours du documentaire, on évoque la culpabilité de Ceausescu, « L’enfant du diable », qui signe les actes d’adoption, mais il souligne que la situation politique générale et l’idéologie communiste n’en sont pas moins responsables.
Invitation pour la projection de l'Enfant du Diable à la Scam
Loin de traiter en profondeur ces questions politiques, le propos de ce documentaire apporte un point de vue nouveau sur la Roumanie d’hier et d’aujourd’hui : on rencontre les personnes vulnérables qui ont été victime de cette époque: les enfants, les filles mères isolées, et les parents adoptifs manipulés. Loin des clichés, les parents adoptants et biologiques ne s’opposent pas et expriment réciproquement leur reconnaissance mutuelle et l’envie de se rencontrer.
Laura
***
Pour continuer :
Vous pouvez lire l'article sur notre blog consacré au témoignage de Marion :
http://lesadoptesderoumanie.blogspot.fr/search/label/Marion%20%22l%27enfant%20du%20diable%22
Le documentaire est disponible en vod sur Vodeo : http://www.vodeo.tv/documentaire/l-enfant-du-diable.
Je m’appelle Lydia, je suis officiellement née le 25 juillet 1984 à Bucarest ; mais je ne saurai réellement dire quand, ni où, car, d’après ce que m’ont raconté mes parents ainsi que ceux qui s’occupaient de moi à l’époque, des gens m’ont trouvée dans la rue le 04 août 1984 alors que je n’avais que quelques jours. Dans ce genre de situation, l’enfant était apporté à la police qui le mettait dans une institution et c’est l’administration qui se chargeait de donner une identité civile à l’enfant par la suite. J'ai donc passé la première année de mon existence dans l’orphelinat nr1 de Bucarest ("Sfanta Ecaterina") où je n’étais que l’ombre de moi-même.
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Adopté(e) ou non, si l'on veut découvrir la Roumanie et ses habitants on peut commencer par son histoire. S'il existe bon nombre d'ouvrages qui sauront vous y introduire, voici comme introduction l'émission "Le Dessous des cartes" consacrée à la Roumanie.
1. Roumanie 1/2 : un pays à "géographie variable"
Cette émission réalisée en 2006 propose de découvrir la Roumanie en commençant par son histoire, afin de comprendre la complexe formation territoriale du pays et sa géographie variable.
2. Roumanie 2/2 : Demain, en Europe ?
L'économie du pays et la hausse du taux de croissance ont permis à la Roumanie de rejoindre l’Union Européenne en janvier 2007. Cependant l'émission pointe la nécessité d'une réforme du système judiciaire face à une corruption demeurant forte, et les médias sous contrôle. L'émission date de 2006, aujourd'hui en 2015, les choses ont-elles vraiment changées ?
A propos de la corruption l'émission cite Transparency International qui publie chaque année depuis 1995 un Indice de Perception de la Corruption (CPI ou IPC). Cette ONG classe les pays selon le degré de corruption perçu dans ceux-ci :
De 100, pour les régimes perçus comme les plus démocratiques, à 0 pour ceux perçus comme les plus corrompus.
Avant, cet indice était calculé entre 10 et 0 selon le même principe.
L'IPC est établi à partir de données recueillies par treize institutions internationales, comme la Banque mondiale, les Banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.
En 2005 la Roumanie avait un IPC de 3 sur 10. (Rapport IPC 2005)
Malgré une amélioration d'un peu plus d'un point en une dizaine d'années, le constat reste pessimiste. En effet, en 2013 la fondation Robert Schuman, qui promeut la construction européenne, rend compte d'un constat préoccupant sur ces mêmes points dénoncés avant l'entrée de la Roumanie dans l'Europe.
NB : L'émission présente la Roumanie comme le pays le plus corrompu en Europe dans le rapport de l'ONG Tranparency International en 2005, or, on peut noter dans ce même rapport que l'Ukraine obtient un IPC inférieur à celui de la Roumanie.
3. Bibliographie
Voici la liste non exhaustive des ouvrages cités en fin d'émission.
Atlas de la Roumanie
Violette Rey, Octavian Groza, Ioan Ianos, Maria Patroescu
préface de Eugen Simion
Documentation française CNRS-GDR Libergéo, 2000
collection : Dynamiques du territoire - 10 2000
L'atlas présente une radioscopie du territoire de la Roumanie en transition, inscrite dans des évolutions de plus longue durée : la construction du territoire étatique roumain au XXe siècle au sein de l'Europe, la répartition et la structure de la population, le monde des campagnes et celui des villes, l'activité industrielle et les transports, l'espace social, l'organisation régionale.
Seine et Danube - volume n°5
Ecrivains allemands nés en Roumanie
Sous la coordination de Peter Motzan et Dieter Schlesak
Avec la collaboration de Stefan Sienerth
Paris-Méditerranée - 02 2005
Poèmes et extraits de nouvelles, essais et romans écrits en allemand par des auteurs nés en Transylvanie, en Bukovine et dans le Banat qui ont émigré, notamment pendant la période communiste, en Allemagne. Présentation bio-bibliographique de chaque auteur. L'anthologie est précédée d'un essai de D. Schlesak sur la poésie allemande de Roumanie des années 1990.
La Roumanie au petit bonheur
Bernard Houliat, Régis Outters et Pierre Soissons
Quelque part sur terre- 11 2000
Balade dans une Roumanie vivante traversant cinq régions (Apuseni, Transylvanie, Maramures, Bucovine et delta du Danube) et explorant des thèmes tels que les vulcaniseurs, les mariages et enterrements, la gastronomie et le petit train. Contient de nombreux portraits d'habitants en noir et blanc ainsi que des panoramiques.
Atlas des minorités en Europe : de l'Atlantique à l'Oural, diversité culturelle
Groupement pour les droits des minorités sous la direction de Yves Plasseraud
Cartographie Cé ; Autrement - 05 2002
Différents spécialistes s'attachent à décrypter et analyser les minorités nationales, ethniques, linguistiques et culturelles de l'Europe, qu'elles soient territoriales ou diasporiques. A l'aide d'une centaine de cartes et d'infographies, ils entendent montrer que les minorités, au-delà d'être un problème, sont avant tout constitutives de l'Europe.
Géopolitique de la Roumanie : regards croisés
Jacques Barrat, Jean-Paul Bled, Dan Berindei, Claudia Moisei avec une préface de Eugen Simion Alvik
Pont culturel entre l'Occident et l'Orient, la Roumanie dans ce début du XXIe siècle doit affronter un nombre considérable de défis afin de pouvoir adhérer à l'Union européenne en 2007. Cette approche géopolitique de la Roumanie met en avant les avancées dans le processus de démocratisation mais aussi les résistances au changement.
Le Courrier des pays de l'Est
Volume : Europe centrale et orientale : 2004-2005
Documentation française - 10 2005
Au sommaire du volume 1050 : Albanie, l'espoir ténu d'une amélioration (E. Lhomel) ; BosnieHerzégovine, une vie politique chaotique (M. Roux) ; Bulgarie, désillusions et désordres politiques (N. Ragaru) ; Croatie, bloquée aux portes de l'Union européenne (D. Thomas) ; Estonie, y a-t-il un pilote dans l'avion ? (A. Chalvin) ; Hongrie, navigation au plus près (L. Petrovic). Le volume 1044 est intitulé Europe centrale et orientale 2003-2004.
Sources :
Cartes extraites du site www.arte.tv, Roumanie 1/2 et 2/2 :
Le Dessous des Cartes : Recherches et écriture: LEPAC / Jean-Christophe Victor ; Réalisation : Alain Jomier ; Graphisme : Anne Criou. Diffusion sur Arte le 01.02.2006 à 22:30 et le 08.02.2006 à 22:30
Il est extrêmement rare qu'une "mère de l'oublie" laisse une lettre d'adieu à son bébé. Le document que nous publions ici avec l'aimable autorisation d'Ashley Jacobs et d'Ilona sa maman biologique à une valeur historique qui dépasse la vie intime de ces 2 femmes que nous tenons à remercier.
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It is extremely rare that a "mother forgotten" (birth mother) leaves a farewell letter to her baby.
The document published here thanks to Ashley Jacobs and Ilona, her biological mom. This document has a historical value that exceeds the intimate lives of these two women, whom we thank.
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You can read it here
Mme Popa et Mme Curelaru, cadre administratif et juridique de l'ANPDEA à Bucarest
Intervention de Mme Nicoleta CURELARU, coordinatrice du département juridique à l’Autorité Nationale pour la Protection des Droits de l’Enfant et l’Adoption (ANPDEA) qui appartient au Ministère du Travail, de la Famille, de la protection sociale et les personnes âgées roumaines.
Lors des recherches de ses parents biologiques roumains, l'adopté d'origine roumaine aura affaire à ce service roumain. (cf. notre article sur les démarches).
Voici sa présentation lors du colloque :
"L’adoption aujourd’hui : regards croisés sur les pratiques françaises et roumaines"
Celui-ci avait lieu le 5 mars 2015 à Brest à l'Institut pour le Travail Éducatif et Social (ITES) dans le cadre des forums de l'ITES.
Démarche difficile, la recherche des origines cherche à répondre à des questions dont les réponses s’inscrivent dans un besoin naturel, nécessaire et légitime de se construire afin de définir son identité. Ces démarches débutent à différents âges, mais plus généralement lorsque les personnes adoptées deviennent adultes ou parents, à leur tour.
Qui suis-je, en fait ? A qui je ressemble ? D’où est-ce que je viens, de quel environnement et de quelle culture ? Quelle a été la raison pour laquelle j’ai été donné à l'adoption ?
Si répondre à ces questions relève d'une longue démarche pour tout un chacun, cela s'avère, pour les personnes adoptées, un parcours plus compliqué, surtout lorsque cette recherche se confronte à un conflit d’intérêts sur le plan légal. En effet, si les adoptés estiment avoir le droit de connaître leurs origines, de l'autre côté la famille biologique a aussi le droit au respect de leur vie privée, notamment concernant les femmes qui ont abandonné leur enfant.
Cependant la France et la Roumanie ont signés la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale or, cette convention reconnait le besoin de connaitre ses antécédents familiaux dans ses directives de protection des enfants. En effet le second point de l'article 30 fait clairement mention du devoir des Etats signataires à assurer l'accès de l'enfant ou de son représentant aux informations sur ses origines, notamment celles relatives à l'identité de sa mère et de son père biologiques :
Article 30
1. Les autorités compétentes d'un Etat contractant veillent à conserver les informations qu'elles détiennent sur les origines de l'enfant, notamment celles relatives à l'identité de sa mère et de son père, ainsi que les données sur le passé médical de l'enfant et de sa famille.
2. Elles assurent l'accès de l'enfant ou de son représentant à ces informations, avec les conseils appropriés, dans la mesure permise par la loi de leur Etat.
De plus la Convention sur les droits de l’enfant et la Convention Européenne en matière d’adoption d’enfants (révisée), adoptée à Strasbourg en novembre 2008, soulignent le besoin de l’enfant de connaître ses antécédents familiaux.
Les autorités roumaines reconnaissent l’importance de connaître son passé et le droit de l’enfant à connaître ses origines. Ainsi, dans le respect de la Convention, la Roumanie soutient depuis 2007 les personnes adoptées à obtenir des informations sur les membres de leur famille biologique ou à les contacter. L’activité est encadrée par des professionnels dans le domaine de l’adoption, dans le cadre de l’autorité centrale d’adoption, en collaboration avec les autorités locales du pays entier. Les dispositifs actuels cherchent encore à pallier au conflit d'intérêt entre ce "droit à savoir" et ce "droit de confidentialité", mais ils tentent de toujours assurer un équilibre entre les besoins et les droits de chaque partie impliquée :
"Le service qui fournit les informations concernant le passé personnel des personnes adoptées et d’identification des personnes impliquées dans l’adoption est en développement et ajustement continuel. La question est règlementée par la Loi n° 273/2004 portant sur la procédure de l’adoption, republiée et par les dispositions légales spéciales visant la confidentialité des données à caractère personnel et le respect du droit à la vie privée et de famille".
Depuis 4 ans les demandes de recherche des origines des personnes adoptées ont augmentées. Au cours de la période 2009-2014, les demandes d'information suivaient généralement cet ordre :
Contacter la mère biologique ;
Contacter les parents biologiques;
Contacter la famille biologique;
Contacter les frères biologiques ;
Contacter l’assistant maternel professionnel;
Contacter les frères biologiques adoptés ;
Contacter le père biologique;
Visite au centre, à la maternité
Infos généraux sur le dossier d’adoption (y inclus médicaux);
Identité des parents biologiques;
Pourcentage des demandes faites par les adoptés selon l’objectif de leur démarche
Dans l'autre sens, les familles biologiques font aussi des demandes afin d'avoir des informations sur les enfants qui ont été adoptés. Ces requêtes consistent généralement à demander si l'adoption a été nationale ou internationale. Les autorités roumaines constatent à travers les demandes des différentes parties que la personne adoptée veut retrouver sa mère biologique alors que les demandes qui émanent des familles biologiques proviennent plus généralement des autres membres de la famille (oncle, tante, frère…) comme l'indique ce second graphique réalisé d'après le document donné par Mme CURELARU :
Pourcentage des cas selon la catégorie de demandeur
L’Autorité Nationale pour la Protection des Droits de l’Enfant et l’Adoption a analysé toutes les demandes reçues, et il en résulte que :
Le segment représentatif des demandes comprend les personnes adoptées à l’étranger âgées 18 - 28 ans, surtout des personnes nées entre les années 1991 - 2001, dates qui correspondent au augmentations significatives des adoptions internationales.
La plupart des demandes a été adressée directement à l’Agence Nationale de Protection des Droits de l'Enfant et l'Adoption (A.N.P.D.E.A.) par les personnes adoptées à l’étranger ou par un intermédiaire. Cet intermédiaire peut être : des autorités centrales en matière d’adoption internationale de l’Etat d’accueil, des ambassades, des fondations avec attributions dans le domaine de la protection de l’enfant ou de l’adoption, un avocat, la Direction Générale d’Assistance Sociale et Protection de l’Enfant (D.G.A.S.P.C.). (Cf. notre article sur la recherche des origines III)
Mme CURELARU cite l'exemple d'une demande en partageant une lettre envoyée par une jeune fille adoptée en 1991 par une famille française. Marie, née en novembre, 1990 est entrée en contact avec le service à l’âge de 21 ans, quand elle est elle-même devenue mère.
Margareta,
L’histoire qui nous lie date de 20 ans. C’est après ces nombreuses années que j’essaie de te retrouver. Cette durée a permis que j’ai suffisamment de force pour venir vers toi, peut être connaitre un refus de ta part, ou bien peut être de connaitre des histoires douloureuses. Je pense que pendant toutes ces années, beaucoup de choses se sont passées dans ta vie et que je viens peut être réveiller des souvenirs compliqués. Pour cela, je suis désolée. Néanmoins, j’ai souhaité de puis longtemps revenir vers toi. Avant tout, tu dois savoir que je ne te juge pas pour ce que tu as dû faire. Aujourd’hui ma vie est belle parce que tu m’as donné la chance d’être adoptée et j’ai une famille très bien. On ne m’a jamais caché mon histoire. Maintenant je suis maman, j’aime beaucoup mon fils et j’aime beaucoup les enfants. Je travaille pour une institution pour des enfants en difficulté.
J’aimerais beaucoup en savoir un peu de plus. Principalement sur toi : Quel visage as-tu ? Est-ce que tu as fondé ta famille ?
Je n’ai pas de frère ou de soeur. Peut-être j’ai des demi-frères ou demi-soeur en Roumanie ? Ensuite, je me pose la question de « pourquoi » ? Pourquoi est-ce que tu as dû me confier à la crèche ? Mais cette question te rappelle surement des choses très compliquées. Un jour peut-être tu accepteras de m’en parler.
Tu peux me répondre en écrivant si tu le souhaites. Même si tu ne réponds pas a toutes mes questions. En espérant que la lecture de cette lettre n’était pas trop difficile, j’attends avec impatience ta réponse. Ci-joint tu trouves quelques photos de moi.
Marie
Apres l’avoir informée sur le désir de sa fille biologique de la contacter et après avoir reçu la lettre de Marie, sa mère biologique a été très émue et elle a consenti à porter une correspondance, puis à rencontrer sa fille. Voici sa réponse :
Chère Marie,
Je suis très heureuse d’avoir reçu ta lettre.
J’ai toujours pensé à toi et le fait que j’ai reçu des nouvelles de toi m’a fait pleurer de joie. Marie, tu es grandie et tu es très belle grâce à tes parents qui t’ont élevé et éduqué avec dévouement. Je te prie de me pardonner si tu peux ; ma situation matérielle est si précaire que tu n’aurais jamais bénéficié d’une si bonne éducation que tu as eu grâce à tes parents adoptifs. A présent, je suis mariée et mon marie connait l’histoire de ton adoption. Je serais très heureuse de te rencontrer, ainsi que tes demi-frères Tibi et Zollti et ta demi-soeur Elisabeta. Je remercie beaucoup tes parents adoptifs pour tout ce qu’ils ont fait pour toi ; que Dieu leur donne santé et joie. Chère Marie, tu ressembles plus à ton père et à ta soeur. Nous sommes heureux de savoir que tu aimes les bébés et les enfants et par cela tu nous as donné une leçon de vie. Voici des photos de nous. Nous te souhaitons santé, joie et que tu sois très heureuse.
Affectueusement,
Ta mère
Sur 424 demandes formulées par les personnes adoptées à l’international, environ 59% des personnes adoptées à l’étranger ayant formulé de demandes ont été adoptées en France, aux Etats-Unis, à Malte et en l’Allemagne.
Pourcentage des cas selon la catégorie de demandeur
103 demandes viennent de France ce qui représente 21% des demandes. Les autorités répondent aux demandent formulées par les enfants adoptés lorsqu’ils sont majeurs. Cependant, des exceptions sont prévues dans la procédure pour les demandes émanant d’une requête médicale.
L’Autorité Nationale pour la Protection des Droits de l’Enfant et l’Adoption (ANPDEA) correspond en roumain à Autoritatea Națională pentru Protecția Drepturilor Copilului și Adopție (ANPCA). Page correspondante en roumain ou anglais : http://www.copii.ro/activitate/adoptie/adoptie-internationala/
Page du site du l'ONG internationale de parrainage d'enfants Humanium consacré à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : http://www.humanium.org/fr/convention/
La jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (C.E.D.H.) représente une aide importante pour les praticiens dans l’approche des demandes de connaissance des origines. Mme Nicoleta Curelaru donne l'exemple de l’affaire GODELLI c. Italie de septembre 2012 qui a permis de préciser la notion d'identité et de vie privée :
"La demandeuse, née en l’an 1943, a été abandonnée lors de sa naissance par sa mère naturelle. Ultérieurement elle a été institutionnalisée et adoptée par une famille de citoyens italiens en l’an 1949. A l’âge de 10 ans, après avoir découvert qu’elle avait été adoptée, elle a demandé à ses parents adoptifs des renseignements sur sa famille naturelle, mais elle n’a reçu aucune réponse. La demandeuse soupçonnait qu’une jeune fille de son village, née le même jour, aussi adoptée, était sa soeur jumelle. Les parents adoptifs des deux jeunes filles leur ont interdit toute interaction.En l’an 2006, elle a demandé des renseignements à cet égard, en s’adressant aux autorités italiennes. On lui a mis à disposition le certificat de naissance mais il n’indiquait pas le nom de sa mère biologique, parce qu’elle n’avait pas consenti à dévoiler son identité. La même année, la cour italienne compétente a rejeté la demande de madame Godelli d’avoir accès à ses origines, en argumentant qu’au moment de sa naissance, la mère biologique n’avait pas été d’accord pour dévoiler son identité. Dans cette affaire, la C.E.D.H. a estimé que s’est produit une transgression de l’article 8 de la Convention. Ainsi, le droit de connaître sa propre identité biologique a été clarifiée comme une composante de la notion de la vie privée."
"A 1 an, je marchais; à 2 ans je mangeais de la terre; à 3 ans mon père était en prison; puis j'ai fait la manche avec ma mère"
C'est par ces mots égrenés en voix off par Spartacus, 13 ans, que commence ce remarquable film documentaire aussi dur que lumineux.
Le réalisateur Ioanis Nuget a suivi pendant plus d'un an 2 enfants Rroms, frère et sœur accueillis dans un premier temps avec leurs parents, près de Paris dans le petit cirque de Camille, une jeune trapéziste.
Pour les enfants, Camille devient vite plus qu'une grande sœur. Mais le père souffre d'une addiction à l'alcool et la mère d'un trouble mental, les enfants vont être confrontés à un impossible choix : soit rester avec leurs parents dont le projet est de partir faire la manche en Espagne où être placés en France en famille d'accueil.
La caméra de Ioanis Nuget capte sans complaisance ni angélisme des fragments d'une histoire touchante filmée à hauteur des enfants, avec leur regard et leurs mots. Ce qui relève de la tragédie devient un conte poétique, parfois burlesque, et où douceur et peurs se côtoient.
Grâce à Camille, leur nature d'enfant reprend parfois ses droits et on les voit aussi rire, se taquiner, danser et leur joie devient la nôtre.
Avec eux et toute la vitalité de leur jeune âge nous sommes bringuebalés dans un mouvement improbable où notre monde adulte semble un cirque et où ce sont les enfants qui nous donnent des leçons.
Spartacus et Cassandra crèvent l'écran. On ressort de ce film à la fois secoués et émerveillés.
Ce film documentaire a forcément trouvé en nous, adoptés de Roumanie souvent issus de familles Rroms, un écho particulier.
La caméra de Ioanis Nuget nous emmène là où jamais l'on ne va : dans l'intimité d'une famille abîmée par la misère, et qui pourrait être la nôtre.
Ce qui nous a le plus ému et qui semble avoir échappé aux autres spectateurs, c'est la souffrance sourde des parents de Spartacus et Cassandra et surtout celle de la mère.
Leur souffrance face à leur impuissance à offrir à leurs enfants une vie meilleure que celle qu'ils ont toujours connu et qu'ont toujours connu les générations qui les ont précédés,
leur souffrance devant l'amputation que représente la séparation d'avec ses enfants.
Leur père pourrait facilement sembler méprisable si on oubliait qu'avant d'être un adulte il a, lui aussi, été un enfant vers qui aucune "Camille" n'a tendu la main et à présent tout semble trop tard pour lui.
Nous tenons à saluer le courage exemplaire de Camille Brisson la jeune trapéziste qui aurait eu, bien plus que d'autres, de bons alibis pour laisser ces gamins à leur triste sort et qui pourtant n'a pas hésité à se battre pour les aider, pour leur donner confiance en eux et en la vie, et leur montrer que quelqu'un sur cette terre croyait en eux, en leur potentiel pour rompre la spirale infernale de la misère, de la violence, de la folie et du rejet.
A seulement 21 ans, cette frêle jeune fille à réussi offrir à ces enfants un environnement plus sécurisant et les outils pour leur donner une chance de casser la chaîne de ce qui n'est pas une fatalité : l'ignorance et la misère avec toutes les laideurs qu'elles génèrent.
Nous avons également été rassurés de constater, et c'est assez rare pour être souligné, que dans nos services sociaux et judiciaires il existe des hommes et femmes plein de bon sens qui ont su entendre et comprendre ces gamins ; qui on su trouver des solutions pour leur permettre, comme ils le souhaitaient, de rester auprès de Camille tout en conservant un lien avec leurs parents biologiques ;
Voilà qui nous semble illustrer la définition de "l'intérêt supérieur des enfants"
««La main est là pour le toucher, mais le cinéma doit couler les perceptions de tous les sens dans celui de la vue»
[Harun Farocki].
Les machines de perceptions convoquent nos croyances. C’est un art du démontage et du remontage».
Cyril Hugonnet et François Deck, In Machines de perception, cinéma & atelier public, 2 au 4 mars 2009.(1)
Chute de Ceauşescu
Vidéogrammes d'une révolution a été réalisé par Harun Farocki et Andrei Ujica sur le mode de la réappropriation, à partir d'une centaine d'heures de séquences vidéo amateurs, d'images officielles roumaines et d'autres tournées par des journalistes étrangers. Ce documentaire retrace le renversement du conducator en 1989, illustrant la fin du pouvoir communiste par la prise des locaux de la télévision roumaine (televiziunea Româna - TVR) par les révolutionnaires.
Extrait du site de la Bibliothèque public d'information
Les vidéogrammes débutent sur ces images qui semblent de prime abord amateur. Camera à l'épaule, voire subjective, on est témoin d'une scène où une personne blessée est prise en charge en urgence. On comprend que la camera tourne des images pour la télévision, la jeune femme roumaine tente de se reprendre car elle veut témoigner. Elle explique qu'elle est de Timişoara (une ville de l'ouest de la Roumanie, dans la région du Banat, județul Timiș), Rodica compte parmi les victimes de la Securitate (police politique secrète roumaine). Elle appelle à la lutte pour la révolution et le renversement de Ceauşescu au rythme des ballants de son visage.
Ainsi, en face de cette première séquence, on ne peut s'empêcher de penser au "charniers de Timişoara", célèbre scandale médiatique où les médias occidentaux se sont engouffrés dans une surenchère du macabre en décembre 1989.
Les charniers de Timişoara
Une révolte a éclatée dans la ville de Timisoara le 16 décembre 1989. L'origine de ces manifestations était la protestation contre l'intention du gouvernement d'expulser le père Laszlo Tokes de la ville. Protestation qui s'est étendue à une critique du pouvoir en place.
Pendant ce temps là en France le « 18 décembre 1989, Paris. Dans les rédactions de la Capitale, la rumeur courre : Il s’est passé quelque chose dans la ville roumaine de Timisoara. Des émeutes auraient éclatées. Mais le pays est fermé, et rien ne filtre. Il faut donc attendre. Et finalement, le 18 décembre, les premières infos arrivent. » (2) Or, jusqu'au 22 décembre, date de la chute du dictateur, le pays est fermé aux médias étrangers. Ainsi "le monopole des informations sur les événements en Roumanie appartient toujours exclusivement aux agences de presse yougoslave, hongroise, bulgare, est-allemande et soviétique" (3).
Gina Stoicu, dans son ouvrage Comment comprendre l'Actualité : Communication et Mise en scènereprend l’enchaînement des événements à l'époque. C'est l'agence hongroise MTJ qui la première, le 17 décembre, parle d'une manifestation à Timisoara. Des heurts violents sont rapportés à la radio le 18. Le 19, la télévision hongroise fait mention de victimes : selon un "voyageur hongrois" il y aurait eu 300 à 400 morts. Le lendemain, l'agence est-allemande ADN parle quant à elle de "3000 à 4000 morts" et le 22 décembre donne plus de précisions : il y aurait eu "4600 morts, 1800 blessés, 7000 condamnations et 13000 arrestations". Mais le soir même, c'est la radio hongroise qui parlera pour la première fois d'une fosse commune contenant 4630 cadavres selon un "témoin hongrois". (Fabrice Drouelle et Marc Sémo reprennent quant à eux le chiffre 4632) Les jours qui suivent les chiffres ne cesseront d'augmenter, ainsi que les qualificatifs employés pour désigner l'événement qui, de "charnier" deviendra successivement "boucherie", puis "massacre" jusqu'à faire de Timisoara une "ville martyre". Gina Stoicu explique que "Le 25 décembre, c'est Budapest qui évalue le bilan du génocide à 70000 morts et 300000 blessés.". Au delà des chiffres, on assiste à une surenchère dans le macabre : "Le 28 décembre, on apprend dans le Nouvel Observateur que des "bennes à ordures transportent d'innombrables cadavres vers des endroits secrets pour y être enterrés ou brûlés"." (3).
Comme le rappelle le grand reporter Marc Sémo (2), ce n’est que qu’à partir du 22 janvier que les journalistes étrangers ont pu rentrés en Roumanie, après le départ du pouvoir en place. Ils ont été mené au cimetière voir les corps, qui étaient au nombre de 15.
Selon ce dernier, ce vrai/faux charnier de Timisoara correspondait à la conjugaison entre ces images de télés, arrivées tout de suite, et les informations des journaux précédents (encore non démenties), sur ces milliers de morts. Marc Sémo précise : « Notre surprise a été de voir une ville à la fois en fête et triste : triste parce que la ville était sonnée, mais en même temps, ce n’était pas une ville où il y avait eut des milliers et des milliers de morts ». Il écrit : « J’étais parmi les premiers journalistes occidentaux à entrer dans la ville et ainsi j’ai été l’un des relais et des victimes de cet emballement médiatique. Bien malgré moi. Dans l’article envoyé à chaud à Libération, je racontais la fête triste d’une cité martyre enfin libérée mais toujours sous le choc et je n’y évoquais qu’en passant ces quelques morts du cimetière, convaincu qu’il y avait certes beaucoup de victimes mais qu’il ne s’agissait pas là du charnier que tout le monde cherchait. » (4)
Ce n'est que le 24 janvier qu'arrivera le véritable " électrochoc " lorsque trois médecins roumains démentirons les précédentes annonces en déclarant à la télévision allemande que "les images de cadavres mutilés résultent d'une mise en scène montée pour incriminer la Securitate [...] " (3).
Des images qui dénoncent moins qu'elles ne questionnent
Dans la première séquence qui s'illustre comme une sorte d'incipit, nous assistons à un cri d'alerte lancé par cette femme qui appelle les roumains à la révolte.
A contrario, le sujet de la deuxième séquence du film semble beaucoup plus incertain. En effet, plus éloignées de leur sujet, ces images sont tournées à partir d'une fenêtre :au premier plan on ne voit qu'une succession d'immeubles et de lampadaires. A l'arrière plan, on distingue un mouvement, qu'on interprète comme une foule en déplacement grâce à la bande sonore. Une voix off nous situe l'action en nous rappelant les faits. Selon Adrien Genoudet, les réalisateurs utilisent "la figure de la fenêtre", comme cadre, "pour nous inviter à nous interroger sur notre point de vue dès lors que l'on se penche sur un événement". (5) Ce plan et ce commentaire nous invitent à nous positionner en tant que citoyen, comme ce personnage à sa fenêtre.
On peut déceler cette "figure de la fenêtre" dès la première séquence, et ce à partir du cadre donné par la camera. La voix d'une personne hors-champ précise que Rodica Marcau est filmée par la télévision, et la jeune femme s'assure que le son et les images sont correctement captés. Ces détails nous font prendre conscience du contexte de captation et nous incluent en tant que téléspectateur.
Dès lors, ces images ne semblent pas seulement avoir vocation à susciter en nous de l'indignation et de l'empathie, mais bel et bien, à nous faire réfléchir sur l'image elle-même. Cette réflexion est au cœur du travail des réalisateurs. En effet, le cinéaste roumain Andrei Ujica s’intéresse à la chute du communisme (par exemple Out of the présent traiter de la chute de l'URSS) et analyse dans son œuvre la relation entre le pouvoir politique et les médias à partir d'images préexistantes.
Quant au réalisateur allemand Harun Farocki, figure majeur du cinéma expérimental, il élabore une réflexion sur les dispositifs filmiques. Selon ce dernier, la révolution roumaineillustre une nouvelle forme d'écriture historique basée sur les médias (6).
Au fil du documentaire, les images se succèdent et nous donnent à voir des situations parfois violentes, parfois touchantes, voire même absurdes. Entre analyse et émotion, cette oeuvre nous pousse résolument à nous positionner face à ces images. Ayant assisté à la diffusion de ce document successivement en France, puis en Roumanie, j'ai été très surprise par la différence des réactions lors de la diffusion. Les étudiants français ont été très silencieux, puis, lors du débat, ils se sont montrés sévères et critiques. A contrario, le public roumain fut très réactif lors des scènes comiques du documentaire, et ont beaucoup ri (7). Peut être que le rire de cette assistance témoigne d'une prise de distance avec des événements qui ont certainement été vécus de l'intérieur. Une forme de rire libérateur que de jeunes spectateurs étrangers doublement extérieurs, ne peuvent aborder qu'avec gravité.
Ce documentaire est devenu l'un des films incontournables sur la question des relations entre médias et images, ainsi que sur leur influence dans notre perception de l'Histoire. Ce basculement historique de la Roumanie s'est déroulé sous l’œil des médias, mais est associé à l'une des affaires de détournement d'images les plus connues, jusqu'au procès lapidaire du couple Ceausescu : nous donnant à assister à l'une des plus grandes instrumentalisation médiatique du XXème siècle.
Laura
(1) Présentation du séminaire Machines de perception autour de l'oeuvre de Harun Farocki, organisés en 2009 à Grenoble, sur le site de l'espace autogéré le "102" :
Le dossier : http://www.le102.net/affiches/Machine-perception-dossier.pdf
Le programme : http://www.le102.net/affiches/Machines_perception_program.pdf
(2) Affaire sensibles, de Fabrice Drouelle, "Timisoara 1989, la révolution roumaine en direct", invité Marc Sémo, 10 Mars 2015 disponible jusqu'au 03/12/2017, sur le site de France Inter.
(3) Stoiciu, Gina, Comment comprendre l'Actualité : Communication et Mise en Scène, PUQ, 2006, p.127-128 (partiellement consultable sur le site google livre)
(4) Marc Sémo, Le faux charnier de Timisoara : l'histoire d'un dérapage médiatique, pp. 34-37, in Roumanie Vingt ans après : la "Révolution" revisitée dirigée par Catherine Durandin, diploweb.com [en ligne] :
(5) Genoudet, Adrien, Virtualité de l'histoire dans Vidéogrammes d'une révolution de Harun Farocki et Andrej Ujica [en ligne] : http://culturevisuelle.org/fovea/archives/754
(6) Site de Harun Farocki : http://www.farocki-film.de/
(7) Malheureusement, ne parlant pas roumain je n'ai pas saisi le débat critique qui s'en est suivi.(Institut Culturel Roumain, 25 janvier 2010)
photo montage de L. G., Institut culturel Roumain à Bucarest, 2010.
Pour plus d'informations :
Je vous invite à lire cette Analyse rédigée par Adrien Genoudet "Virtualité de l'histoire dans Vidéogrammes d'une révolution de Harun Farocki et Andrej Ujica" qui nous montre au cours de sa reflexion, à partir de quelques exemples que ce film est une réflexion sur l'écriture de l'histoire du XXème siècle.
Présentation de la trilogie de Andrei Ujica, In site internet de France Culture [en ligne] :
Rigaux, Marianne, "La révolution roumaine sous l'oeil des médias", In le site de l'Express, le 18 décembre 2009 [en ligne] : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/la-revolution-roumaine-sous-l-oeil-des-medias_836330.html
Affaire sensibles, de Fabrice Drouelle, "Timisoara 1989, la révolution roumaine en direct", invité Marc Sémo, 10 Mars 2015 disponible jusqu'au 03/12/2017.
Extrait du documentaire "Roumanie : une révolution dans l'oeil des médias" (2009) de Antonio Wagner, sur le site de l'INA : http://www.ina.fr/video/CPD09007592
Radu Portocala, ci dessous ses ouvrages et une intervention sur le plateau de Michel Field sur Historiquement Show :
Autopsie d'un coup d'état roumain, Calmann Levy, 1994
L'Execution des Ceausescu, Larousse edition, 2009 Historiquement Show (2009, sur la chaine Histoire)